| Bonjour, J'ai choisi pour vous cet article afin d'avoir une idée sur l'émergence d'une génération de cadres pas comme les autres. Je vous assure, réagir avec de tels comportements dans quelques une de nos sociétés marocaines et vous vous retrouver façe à des murs des soi-disant chefs qui vous bloque tous les issus afin de quitter le travail le plus rapidement possible. Pourquoi donc? soit qu'ils ne sont pas compétent et chercheraient à rester le plus long temps possible dans le même poste, soit qu'ils sont malade et ne veulent pas s'améliorer et faire de mieux en mieux. Bonne lecture! Mohamed Charkaoui | |
| Écrit par Béatrix Grégoire , le 24-05-2007 | |
| Portraits d'une génération
Elle est entrée pour son premier poste dans le cabinet de conseils IDRH. « Moi, je ne travaille pas pour aider les entreprises à augmenter leurs bénéfices. J’ai envie de m’investir pour des buts un peu plus élevés. J’ai besoin avant toutde savoir pourquoi je travaille. » Avec la même franchise surprenante, elle s’assoit sur les habitudes de la vie de consultante : « Les entreprises et les salariés ont maintenant des rapports fondés sur la défiance où chacun essaie de tirer le maximum de l’autre. Dès le départ, j’ai expliqué que je ne travaillerais pas le soir, que le week-end, mon téléphone portable serait irrémédiablement éteint. » Et ils ont accepté. Une fois le contrat posé, Ariane reconnaît que tout s’est bien passé. « J’ai trouvé beaucoup d’autonomie et une grande disponibilité de la part de mon chef avec sa porte ouverte tout le temps. » Ce qui ne l’empêche pas après un juste un an et demi d’ancienneté de quitter IDRH pour… un contrat au ministère de la Culture. Parce que les missions centrées sur l’homme lui semblent nettement plus passionnantes que de remplir le compte en banque de sa boîte.
« A l’école, on nous a enseigné à nous former rapidement, à être performants pour l’entreprise sur un nouveau job en un an, un an et demi au maximum ». Après neuf mois d’expérience, il se dit qu’il va pouvoir bientôt regarder ailleurs, vers d’autres services. Pour acquérir de nouvelles compétences. évidemment, c’est un fervent partisan de la mobilité inter-postes, tous secteurs confondus. Avec quand même une nuance : « je ne me verrais pas commercial. » En revanche, monter une usine quelque part dans le monde, travailler à l’étranger sur une courte période, pour découvrir d’autres méthodes, d’autres cultures… Pourquoi pas ? En tout cas, il n’est pas sûr d’avoir envie de mener sa carrière seulement chez Renault, « sinon je ne connaîtrais jamais que la construction automobile ». Et pense qu’après « deux ans d’expérience, on se vend mieux ». Mais si Denis aime tant apprendre, et sans attendre, c’est parce qu’il aimerait optimiser son temps par rapport à sa charge de travail. « Je veux avoir des loisirs pour faire du sport et plus tard pour avoir une vie de famille. » Et il glisse : « il ne faut pas non plus tomber dans la sur-formation. » Ouf !
CAMILLE, LA MANAGER GROUPIE Elle voudrait bien posséder un sens critique aussi développé. « Ils n’ont pas été cassés par l’entreprise. Ils sont plus alertes, plus perspicaces que moi, ils ne sont pas dupes de la direction. Ils percutent beaucoup plus vite et ils arrivent à lire entre les lignes. Eux ne se laissent pas manipuler par les beaux discours. » En mauvais écho, elle dresse son autoportrait... plutôt amer. « J’ai été conditionnée pour être une killer aux dents longues. Puis j’ai commencé à prendre conscience des écueils. Mais je n’ai pas encore la force de dire stop. J’ai peur de perdre mon boulot. » Elle avoue sa naïveté. « Je me suis fait piéger lors des entretiens de fin d’année où on nous brosse dans le sens du poil pour mieux nous exploiter ensuite. On croit encore à moitié au Père Noël. » Elle reconnaît que ses jeunes cadres sont très exigeants mais « nos managers aussi sont très exigeants et nous, nous sommes très dociles. Les jeunes, eux, annoncent clairement leurs ambitions et il faut que la politique de la maison soit en harmonie, sinon ils regardent ailleurs ». La peur de Camille, c’est un jour de ressembler à ses chefs. « Ils ont été brimés pendant des années et dès qu’ils accèdent au pouvoir, ils répètent le schéma. » Elle espère un retour vers de vraies valeurs : « l’éthique, le respect mutuel, la considération ».
« Je veux avoir une vraie vie à côté du travail, je ne suis pas prêt à venir au boulot de 7 h à 23 h. Mes 45 heures hebdomadaires me suffisent. Sauf en cas d’urgence. » Une première expérience en SSII l’avait convaincu qu’il valait mieux choisir un autre type d’entreprise. « Il régnait de véritables tensions à cause de la pression sur les salariés, les rapports avec la hiérarchie étaient conflictuels, c’était plutôt difficile de s’épanouir dans un tel milieu. » Aujourd’hui, il travaille dans une grande entreprise publique où il a un contact direct avec le client - « ça m’intéresse de travailler au service des gens » - et où l’ambiance est infiniment plus agréable. « Quand je vais au boulot le matin, il faut que je sois content de me lever et de penser que je vais faire ce qui me plaît. » Sébastien se dit pour l’instant satisfait de la politique de formation de sa boîte. Il a déjà suivi quelques cours très ciblés, en adéquation directe avec son poste « pour affiner et améliorer mes compétences techniques ». Il attend de connaître l’ensemble des activités de l’entreprise pour bouger un peu, tranquillement. Et puis, dans une dizaine d’années, il se recyclera sans doute dans d’autres domaines : gestion de ressources humaines, manager de proximité. Décidément ce scientifique est un fan des contacts.
De retour en France, Julien entend bien continuer comme bénévole dans l’action humanitaire, avec tout de même une implication moindre. “Je dois faire mes preuves au boulot, prendre du temps pour moi, pour faire du sport, fonder plus tard une famille”, mais “dans dix ou quinze ans, pourquoi pas travailler à plein temps dans une association sur l’international ? J’aimerais bien m’occuper d’enfants africains. Julien aime son indépendance, faire du roller, voudrait créer quelque chose, y compris sa propre boîte. Mais, nuance-t-il,“pas juste pour le pouvoir, c’est pas mon truc”. |
cadres : l'émergence de la génération Dolto
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