Le Bâlois entend continuer sa carrière jusqu'en 2012.
Il se dit toujours aussi motivé lorsqu'il rentre sur le court.
Il espère effacer la déception d'Athènes à Pékin.
Dans la grande halle de Palexpo, Federer et ses camarades de l'équipe suisse préparent avec la plus grande application, leur rencontre face à la Serbie. Au terme de l'entraînement, celui que d'aucuns désignent comme le meilleur tennisman de tous les temps a répondu aux questions de GHI.
GHI: Roger Federer, vous avez maintenant 9 tournois du Grand Chelem à votre palmarès et êtes considéré comme un des plus grands joueurs de tous les temps, qu'est-ce qui vous motive encore?
Roger Federer: C'était un rêve pour moi de devenir tennisman et ce rêve s'est réalisé. J'estime avoir beaucoup de chance de pouvoir jouer dans le monde entier, et quand les foules se déplacent pour vous voir, ça n'est jamais trop difficile de se motiver.
Vous n'avez donc pas l'intention d'arrêter à 26 ans comme Björn Borg?
C'est un des seuls qui s'est arrêté si tôt. Bon, chez les dames on en a vu certaines s'arrêter à 22 ans comme Hingis, en ce qui me concerne j'ai déjà passé ce cap-là. Un de mes objectifs ce sont les Jeux Olympiques de 2012 qui auront lieu à Londres, dans six ans. J'aurai alors 31 ans et j'aimerais jouer jusqu'à cet âge-là.
Les Jeux Olympiques d'Athènes, c'était un peu une déception?
Oui, quand même, j'étais en tête du classement mondial et tête de série No 1. C'est vrai que j'espérais aller plus loin, mais Berdych a très bien joué, j'accepte le verdict et maintenant je me réjouis pour Pékin.
Vous vous intéressez également beaucoup à la mode, on a appris que vous allez faire prochainement la couverture du magazine américain «Vogue». On sait même que les photos seront prises par Mario Testino, l'un des plus grands photographes de mode.
C'est déjà fait, mais je ne serai pas en première page, c'est réservé aux femmes, il n'y a jamais eu de mec en première page de ce magazine, même le président des Etats-Unis n'y a pas droit! Mais il y aura une série de belles photos que nous avons faites le lendemain de l'US Open.
Une dernière question, vous êtes admiré des jeunes tennismen du monde entier, tout le monde rêve de faire une carrière comme la vôtre, avez-vous un conseil à donner à tous ces jeunes?
Je pense qu'il faut d'abord avoir une passion pour le sport, pouvoir compter sur l'aide des parents, le soutien du club et de la fédération, et après, eh bien, il faut se battre un peu, suivre son rêve et s'entraîner dur, mais il faut vraiment avoir une passion pour le sport car, autrement, c'est très difficile.
