En partenariat avec le site www.developpementpersonnel.com j'ai choisi pour vous cet article qui englobe les différentes situations d'anxiété qui nous empêche d'évoluer et de prendre notre vie en main.
Bonne lecture...
De nombreux ouvrages de vulgarisation consacrés à la psychologie présente la peur, l'angoisse ou l'anxiété comme le centre de nos troubles nerveux. Si quelque fois la peur nous apparaît comme un sentiment légitime face à la situation rencontrée, d'autres fois l'angoisse se manifeste sans raisons apparentes. D'autres fois encore, nos journées sont remplies de craintes, de tracas ou de soucis sans même que nous ne soupçonnions que, là encore, il s'agit d'une forme de peur. Au fil des années, les concepts et les exemples clinique se sont d'ailleurs multipliés et l'on parle aujourd'hui fréquemment d'agoraphobie (peur des lieux publics, des grands espaces, de la foule), de claustrophobie (peur morbide des espaces clos), d'éreuthophobie (angoisse de rougir en public) ou encore de névroses d'angoisse, de névroses traumatiques etc... Autant d'appellations pour énoncer une réalité plutôt simple : toutes les névroses existent sur un fond d'anxiété.
Après tout, la structure de la peur et plus particulièrement sa fonction psychique, a traversée les siècles en demeurant pratiquement inchangée. Si dans un passé lointain la peur signalait en effet, une situation menaçante pour la survie de l'individu, on aurait tort de croire que tout à changé aujourd'hui. Bien sur, nous ne mettons plus quotidiennement nos vies en péril ! Mais la peur est tout de même restée un réflexe archaïque, et comme d'antan, elle nous commande de fuir ou d'affronter les risques que nous percevons.
Bien entendu, l'angoissé, à la lecture de cet article répondrait peut-être :
- Affronter ou fuir les risques que nous percevons ? Comment puis-je faire puisque j'ignore d'où vient ma peur ?
Et à l'anxieux d'achever :
- Comment faire puisque les dangers sont partout ?
Réservons les réponses à ces questions pour un peu plus tard et, pour l'instant contentons-nous de définir les distinctions que l'on peu faire entre les notions de peur, d'anxiété et d'angoisse. Retenons par ailleurs que si ces trois termes se rejoignent plus ou moins, la psychologie les définie en général dans le sens qui va suivre :
- La peur : est le plus souvent une peur de quelque chose : d'un danger identifiable ou reconnu comme tel.
- L'anxiété : est une manifestation de peur diffuse et vague. C'est une forme d'inquiétude plus ou moins intense.
- L'angoisse : est de même nature que l'anxiété, bien qu'en général le ressenti soit plus intense et que, de surcroît, s'y ajoutent également des manifestations somatiques tels que sueurs, palpitations, tremblements, vision brouillée etc.
Peurs diffuses, tracas, soucis, et même désespoirs sont bien souvent une forme d'anxiété, comme nous l'avions déjà un peu annoncé. Reste à comprendre, les mobiles qui sous-tendent l'anxiété et, pourquoi pas, en déduire quelques moyens de la contourner.
COMMENT DEVIENT-ON ANXIEUX ?
L'anxiété est présente dans la vie quotidienne de chacun, mais le plus fréquemment elle se présente avec une si faible intensité qu'elle passe entièrement inaperçue. Quelque fois, par exemple, nous voulons nous exprimer sur un certain sujet, alors qu'en définitif nous nous surprenons à parler de tout autre chose. Dans ces cas, un peu de réflexion suffit pour s'apercevoir que c'est une forme minimale d'anxiété qui nous a conduit à corriger l'orientation de nos pensées. Quand l'anxiété devient plus réelle et plus identifiable, cela signifie simplement que ce mécanisme s'est bloqué : l'anxiété, au lieu d'être transitoire, devient un état d'esprit, et pour certains un mode de vie. Exemple :
Mécanisme d'adaptation normal :
- Alors que je voulais m'exprimer au sujet de ma passion pour l'automobile, j'ai parlé d'une randonné que nous avions effectué entres amis ; c'était très intéressant.
Une anxiété à peine perceptible a entraîné le désir de changer de sujet.
Mécanisme anxieux :
- A chaque fois que je souhaite donner un point de vue personnel, je me crispe et ma mâchoire se bloque. Pourtant je ne suis pas réellement timide, mais... j'ai peur... peur de ne pas intéresser les autres... ou peut-être de mal m'exprimer ou encore que l'on me trouve ridicule. Pourtant je sais que je suis apprécié par mon entourage ; ça n'a pas de sens...
Ici l'adaptation ne se fait plus, le sujet devient réellement anxieux. Cette anxiété est déstabilisante et va, de fait, entraîner de nouvelles anxiétés, et/ou renforcer l'anxiété déjà présente.
Le même phénomène se produit lorsque soucis et tracas nous assaillent : nous ignorons comment faire face, nous ne parvenons pas à fuir la situation qui nous rend anxieux pas plus que nous ne parvenons à l'affronter. Finalement nous sommes indécis, hésitant, en conflit avec nous-mêmes.
Exemples :
- Quand j'ai vu mon fils, âgé de trois ans, grimper sur la chaise mon sang n'a fait qu'un tour. Je le voyais déjà en train de tomber !
Si je le laisse faire il risque effectivement de tomber, malheureusement je ne parviens pas a le surveiller assez efficacement ! Que faire ?
- Ma femme devrait être de retour de son travail depuis déjà trois heures. Ou est-elle ? (et pourquoi pas : avec qui ?) J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. Si pourtant elle avait fait un accident de voiture... je devrais être sur place, elle aurait sûrement besoin de moi ! Bon sang, où est-elle ? Je vais téléphoner à Gilberte, son amie, peut-être qu'elle pourra me renseigner...
Et comme la femme de ce jeune homme ne sera pas chez son amie Gilberte, il devrait s'apprêter à devenir encore plus anxieux !
Ces exemples sont encore un peu simplistes et, pour mieux comprendre les proportions que peuvent prendre l'anxiété en voici un dernier exemple :
- Depuis dix ans je travail dans le marketing et j'ai gravi les échelons. Pourtant ce métier me satisfait de moins en moins, et au fil des années le besoin de quitter mon travail se fait de plus en plus impérieux (= je deviens de plus en plus anxieux). Changer de travail n'est pas aisé, et ça l'est encore moins lorsqu'il s'agit de se réorienter complètement ! Aurais-je les mêmes avantages salariaux ? Et si je regrettais mon choix... j'ai une famille à nourrir ! Mon emploi actuel est convenable qu'en sera-t-il ailleurs ? Et comment me réorienter ? Au fond, pourquoi ai-je envie de changer d'emploi ?
Dix ans de travail, et peut-être déjà cinq années gâchées dans un vécu plein d'anxiété.... Mais comment prendre une décision dans une situation qui peut bouleverser la vie d'une famille toute entière ? Si l'indécision est une source d'anxiété, la complexité de la situation à affronter en est une autre...
Pour tenter de se protéger de l'anxiété nous sommes nombreux à nous cacher la réalité. A tenter de croire que, dans nos vies, tout va bien. Quelque fois c'est effectivement un moyen de se protéger de l'anxiété. A d'autres moments, ce moyen est inefficace :
Soit parce que l'anxiété ne disparaît pas :
- Bien que j'essaie de penser à autre chose, mon anxiété est toujours présente...
Soit parce qu'elle ne disparaît qu'imparfaitement :
- Je suis toujours anxieux, mais je n'ai aucune idée de ce qui provoque mon anxiété !
Soit encore parce qu'elle ne disparaît que provisoirement :
- Je suis rarement anxieux à l'exception d'une véritable crise d'angoisse, dont j'ignore complètement l'origine, mais qui m'a cloué au lit pendant deux jours et ou il m'a fallu plusieurs semaines pour m'en remettre !
Un autre exemple pour montrer que l'origine de l'anxiété ou de l'angoisse est quelque fois à rechercher dans un passé plus lointain :
- Lorsque je me suis mariée, une peur violente s'est emparée de moi, j'ai commencé à trembler et je me suis évanouie...
Que symbolisait le mariage pour cette personne ? quelles souvenirs s'y rattachaient ? Le divorce de ses propres parents qu'elle a mal vécu, alors même qu'elle n'avait que douze ans ? La crainte d'exprimer publiquement sa sexualité (parce qu'elle doit consommer le mariage) face à une famille qui l'aurait habituée à faire l'impasse sur ces questions ? De quels complexes inconscients provient cette crise d'angoisse ?
LUTTER CONTRE L'ANXIETE
Etes vous voyant ? Etes vous capable de lire dans les pensées d'autrui ? Si vous êtes anxieux n'hésitez pas à créer votre petite affaire ! Avant cela toutefois, vérifier vos facultés grâce aux exemples qui vont suivre :
- Vous croisez votre supérieur hiérarchique ; aujourd'hui il a mauvaise mine, d'ailleurs il ne vous a même pas salué !
C'est sur ! il vous reproche quelque chose ! (Lecture de pensée)
- Je n'ai pas accepté de prêter cinq cents francs à mon ami, il ne me rendra plus visite ! (anxiété d'anticipation, voyance)
L'interprétation que nous faisons de notre quotidien est en même temps qu'une cause à l'anxiété un bon moyen de la contourner : jusqu'à preuve du contraire vous n'êtes ni voyant ni télépathe, et si toutefois vous songiez à le devenir essayez de faire quelques prédictions plus positives !
Plusieurs exemples vont achever cet exposé. Ils vont montrer que nos interprétations de la réalité sont loin d'être toujours réalistes. Au contraire, les pensées qui découlent de nos interprétations sont souvent limitantes et, en nous empêchant de réagir efficacement, elles nous rendent anxieux.
Pour lutter avec efficacité contre l'anxiété il convient dans un premier temps de s'interroger
fréquemment : est-ce mon anxiété qui me conduit à avoir de mauvaises pensées ? Si je suis anxieux, ai-je une interprétation de la réalité qui m'est utile ? N'y aurait-il pas moyen d'interpréter plus positivement les circonstances présentes ?
CONSEILS ET EXEMPLES
Apprenez à nuancer :
- J'ai toujours raté mes examens... ça ne changera pas !
Quels étaient vos points faibles dans vos échecs passés ? pourquoi ? Quelles conséquences cela a entraîné ? Une telle affirmation est négative et trop catégorique. Retirez une leçon de vos échecs !
Apprenez à dédramatiser :
- Je ne suis utile à personne !
Vraiment personne ? A qui êtes-vous inutile ? Veillez à votre estime de vous-même. Si vous faites d'un exemple une généralité, autant que ce soit à partir d'un exemple positif ; en effet il serait plus judicieux de croire que vous êtes utile à tout le monde (et ce ne serait pas plus faux !)
Apprenez à être plus positif :
- Je serais incapable de.... Je ne peux rien faire...
Qu'est-ce qui vous empêche d'apprendre ? Qu'est-ce qui vous oblige à faire quelque chose ? Etre positif ne consiste pas à croire que tout va bien, quand tout va mal ! Mais plutôt à considérer les avantages d'une situation plutôt que ses inconvénients. Ici les avantages sont liés au fait qu'il est toujours enrichissant d'apprendre, ou encore, qu'il n'est pas forcément nécessaire de tout changer pour se sentir moins anxieux.
Acceptez vos imperfections :
- Les autres réussissent mieux que moi !
Qui par exemple ? Qu'aimeriez vous améliorer vous concernant ? Si l'anxiété permet quelques fois de se motiver ne tombez pas dans le piège qui consiste à croire que c'est le seul moyen de se motiver ! Agir par plaisir (ou parce que c'est bien) est plus efficace qu'agir par peur de la douleur (ou par peur que c'est mal) : en tout état de cause, l'état d'esprit ne sera jamais le même.
Laissez vous aller :
- Il me fuit, donc il ne m'aime pas...
En quoi l'un prouve l'autre ? Il faut quelque fois laisser germer une difficulté, pour avoir la certitude qu'effectivement elle mérite votre attention. Le cerveau fonctionne efficacement face aux difficultés présentes, il n'est pas destiné à faire des calculs de probabilité sur d'hypothétiques problèmes avenirs !
Chercher des solutions, soyez créatif !
- Elle ne m'écoute jamais...
Vraiment jamais ? Qu'est-ce qu'elle ne veut pas écouter ? Que pouvez vous faire ? Cesser de vous plaindre de vos difficultés et concentrez-vous sur les solutions que vous pouvez apporter à vos problèmes !
Fuyez ou affrontez l'anxiété :
- Il faut que je fasse, je dois, je devrais ou j'aurais du...
Que se passera-t-il si vous ne faites rien ? Quelles bonnes raisons avez vous d'agir comme vous le faites actuellement ? Si vous souhaitez agir différemment faites-le, n'hésitez pas ! Certains problèmes peuvent être désamorcés, et nécessite le désamorçage. D'autres difficultés nécessitent un simple balisage (balisage est une expression empruntée au jargon militaire : baliser un champ de mines = repérer les mines sans les désamorcer)
Apprenez à conclure :
- Je ne sais pas quoi faire, ou quoi penser...
Si vous avez du mal à prendre une décision face à un problème important, attaquez la difficulté morceaux par morceaux, étapes par étapes, et prenez le temps d'aboutir : il faut parfois un long cheminement mental pour prendre une décision, surtout lorsque celle-ci est lourde de conséquences. Afin d'éviter les ruminations anxieuses apprenez à en tirer des conclusions : au lieu de "broyer du noir" vos réflexions deviendront constructives !
En définitif, cet article se présente comme un complément à celui consacré à la gestion du stress. En effet, l'anxiété et le stress existent souvent parallèlement, et l'un entraîne fréquemment l'autre. Pour conclure, il faut souligner que la plupart des conseils que nous avions donnés concernant le stress sont valable également pour l'anxiété : non seulement parce qu'en réduisant le stress, l'anxiété diminuera simultanément, mais également parce que les moyens présentés pour gérer le stress peuvent s'appliquer tout aussi bien au problème de l'anxiété. Nous ne saurions trop vous recommander de lire, pour une information plus complète,la gestion du stress.