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Comment remplacer ces genres de phrases négatives : Ma vie n'a jamais été belle

Publié par Mahamed Charkaoui sur 7 Mai 2006, 18:50pm

Catégories : #Mieux vivre

J'ai choisi cet article pour vous afin de mettre l'accent sur la gravité des mots négatifs dans notre vie de tous les jours et, afin de mieux les remplacer par des mots positifs qui ont des impacts immédiats sur notre vie.

Et en collaboration avec le site devpersonnel.com vous pouvez poser vos questions sur le forum en cliquant  ici : http://www.devpersonnel.com/direct/forum.html

 

 

Bonne lecture,

Un nom barbare pour exprimer des idées simples : le comportementalisme étudie le comportement humain, c'est à dire le comportement visible, observable. Le cognitivisme les pensées, ou plutôt le fonctionnement de la pensée. De nombreux chercheurs ont contribué à l'efficacité des méthodes prônées par ce que l'on a fini par dénommer : le cognitivo-comportementalisme. A commencer par Pavlov... L'histoire hallucinante d'une psychologie qui se fonde sur des preuves et des faits... l'histoire d'une science -presque- exacte :-)

 

 

 

 

Le comportementalisme : origines et perspectives

 

 

    C'est au coeur du laboratoire du célèbre physiologiste russe Ivan Pavlov (1849-1936) que se font les premières expériences concernants ce qui deviendra d'abord le béhaviorisme et plus tard la thérapie comportementale. Pavlov s'intéresse aux mécanismes réflexes de l'animal : il fait sonner une cloche en même temps qu'il présente de la nourriture à un chien : il découvre qu'après un certain temps le son de cloche suffit à lui seul pour provoquer la salivation du chien. Ainsi Pavlov avait conditionné chez ce chien un nouveau réflexe : celui de saliver au son d'une cloche ! Pavlov donnera l'explication suivante : la réponse conditionné est acquise (celle de saliver au son de la cloche) lorsqu'un stimulus naturel (la nourriture) est fréquemment associé à un stimulus conditionné (la cloche). Ses recherches le conduiront par la suite à créer de véritables névroses expérimentales chez les animaux.

   Quelques années plus tard John Watson (1878-1958) psychologue Américain, reprend les expériences de Pavlov pour élaborer une psychologie scientifique. En se limitant aux comportements observables (le stimulus (S) et la réponse (R)) au lieu de se fonder sur la conscience et l'introspection, il deviendra le père du béhaviorisme (= la psychologie "objective"). Appliquant à l'humain les recherches de Pavlov et notamment à la suite de l'expérience menée sur Albert B. en 1920, Watson donne naissance aux thérapies comportementales. Albert B. est un bébé de onze mois, en bonne santé, qui a l'habitude de jouer avec un rat blanc. Comme tous les enfants de cet âge, Albert a peur des bruits violents comme par exemple, une barre de fer frappé par un marteau. Au moment où Albert veut toucher le petit rat blanc, Wa tson p rovoque un bruit violent qui fait sursauter le bébé. Après deux expériences de ce type, le rat est de nouveau présenté à l'enfant ; mais une semaine plus tard, et sans aucun bruit : Albert hésite à le toucher, montre des signes d'inquiétude. En poursuivant la même expérience Watson constate qu'Albert commence à pleurer à la seule vue du rat, et bien qu'aucun autre de ses jouets ne soient affectés par ce comportement de peur, Watson s'aperçoit qu'Albert généralise cet apprentissage à tout objet poilu : lapin, coton, cheveux etc. D'autres chercheurs comme Mary Cover Jones, et surtout Joseph Wolpe viendront approfondir et affiner les travaux de Watson en inventant des méthodes de soins, et en appliquant de plus en plus leurs expériences sur des cas de névroses cliniques.

 

 

   Cependant c'est Frédéric Burrhus Skinner (1904-1990) qui deviendra probablement l'une des figures les plus importantes du comportementalisme. Skinner modifie l'approche de Pavlov en introduisant la notion de renforcement positif (= récompense, satisfaction d'un besoin, plaisir etc..) ou négatif (= retrait d'une punition, suppression d'une douleur...). Dès lors on parlera de conditionnement opérant (= le réflexe conditionné s'installe par l'action d'une personne sur un environnement renforçateur) alors que, pour Pavlov, la réponse conditionnée survenait par association de deux stimuli.

 

 

   Malheureusement, malgré la personnalité de Skinner, le comportementalisme a conservé sa vision "antimentaliste" comme si le comportement était entièrement modelé par les contingences extérieures. C'est donc grâce aux travaux d'autres chercheurs que s'est développée l'étude des processus de la pensée, ainsi que celle du traitement de l'information : en d'autres termes le cognitivisme. A l'heure actuelle cognitivistes et comportementalistes travaillent ensemble et c'est pourquoi l'on parle fréquemment de cognitivo-comportementalisme.

 

 

Le cognitivisme : origines et perspectives

 

 

    Les principes qui donnent naissance au cognitivisme commencent leur apparition dès 1966 avec les travaux de Cautela. Celui-ci applique la méthode comportementale au plan imaginaire (= conditionnement imaginé) un peu comme si, le monde intérieur était une copie du monde extérieur. Albert Ellis, le fondateur de la thérapie rationnelle-émotive, prend quant à lui clairement position : il développe une approche basée sur la restructuration cognitive. En effet il tente de modifier les croyances erronées ainsi que les erreurs de raisonnement de ses patients. En outre il fait intervenir la raison dans l'analyse des événements affectifs.

    Obtenant d'intéressant résultats, A.T. Beck et Meichenbaum emprunterons la même voie un peu plus tard. Ils restructureront et en approfondiront les théories d'Ellis. A.T. Beck par exemple, mettra l'accent sur les distorsions cognitives, c'est à dire les déformations de la réalité qui sont liées à un mauvais traitement de l'information ( ex : "Ma vie n'a jamais été belle" est une généralisation abusive...Vraiment ? Pas un seul jour ?). Presque au même moment, Albert Bandura proposera une théorie de l'apprentissage social qui viendra compléter la doctrine du cognitivisme. Insistant sur l'importance d'observer ou d'imiter les autres dans le processus thérapeutique Bandura invente, à coté du renforcement externe de Skinner, la notion de renforcement vicariant. Faisant cela, il explique simplement que l'apprentissage par imitation ou par règle peuvent se substituer à l'expérience directe. En outre il pense que nos comportements sont bien souvent renforcés par les conséquences que nous leurs imaginons dans l'avenir. Soulignant aussi que beaucoup de nos apprentissages se font par l'imitation d'autrui, ou par la r&eacte;sece réconfortante et encourageante d'un autre, d'un groupe, Bandura donnera toute son importance aux facteurs sociaux, qui jusque là avaient été négligés

 

 

 Théorie et méthode.

 

 

    Le cognitivo-comportementalisme s'est développé autour de recherches expérimentales et c'est la raison pour laquelle sa méthode est demeurée essentiellement scientifique. Les techniques utilisées sont éprouvées et vérifiées, car il ne s'agissait pas de formuler une hypothétique vision du psychisme, mais plutôt d'obtenir des résultats tangibles.

 

 

    Les procédures utilisées répondent par ailleurs à des protocoles précis et rigoureux. L'entretien avec le thérapeute en vue de recueillir des informations sur le comportement-problème est le point de départ de toute modification de comportement. Après avoir clairement identifié le problème on analyse les conditions de l'environnement (stimuli déclenchants et renforçants) qui l'entretienne : quand a lieu le problème ? ou ? comment ? Ensuite on choisit une ou plusieurs techniques d'intervention, et surtout l'on évalue tout au long du traitement les résultats obtenus. L'entretien avec le thérapeute se fait dans un climat de respect et de coopération mutuelle; le symptôme et les techniques utilisés sont expliquées.

 

 

    La désensibilisation systématique (DS) est l'une de ces techniques, qui est fréquemment employée en thérapie comportementale. C'est un excellent moyen de contre conditionnement. Le client souffrant, par exemple d'une phobie (= peur panique et incoercible de certains animaux ou objets) affronte progressivement son angoisse. Tout d'abord de façon imaginaire et lointaine pour s'en rapprocher de plus en plus. Ensuite dès que cela devient possible, le sujet affronte sa peur dans la réalité en s'en rapprochant au fur et à mesure jusqu'à l'extinction définitive du comportement phobique. Bien entendu le thérapeute soutient son client tout au long de cette démarche : il lui apprend à se relaxer, il lui demande de chiffrer la quantité de stimuli angoissant, il donne l'exemple afin de stimuler les facultés d'imitation du client, il l'encourage etc.... Notons également, que lorsque cette phobie cache une angoisse sous-jacente celle-ci est également traitée pour éviter ainsi le déplacement du symptôme (= pour éviter que la phobie ne réapparaisse en d'autres circonstances)

 

 

    D'autres méthodes, celles dites de renforcement par exemple, peuvent être utilisées : un client qui a un comportement timide doit s'octroyer une récompense dès qu'il parvient à vaincre sa timidité lors d'un problème de sa vie quotidienne. Il devra aussi s'attribuer une punition dans le cas contraire. On peut lui demander également de chronométrer la fréquence d'apparition d'un trouble... Enfin, mais sans être exhaustif, on peut également aider le client à modifier ses croyances irrationnelles ou fausses en utilisant des questionnaires appropriés ou en agissant sur ses distorsions cognitives...

 

 

Le coût et la durée d'une thérapie

 

 

    La durée de la thérapie dépend naturellement du problème rencontré. D'une manière générale le comportementalisme est cependant une thérapie brève, c'est a dire qu'entre 15 et 30 séances suffisent, à raison d'une ou deux séances par semaine. Parfois elles peuvent être plus espacées prolongeant ainsi la thérapie sur une période de six mois à un an. Bien souvent, des exercices sont prescrits pour que le client puisse travailler seul à modifier sont comportement. La séance dure 45 minutes et sont prix varie de 20 euros à 50 euros .

 

 

    Les résultats

 

 

    La thérapie cognitivo-comportementale obtient d'excellents résultats dans des domaines variés: phobies, obsessions, troubles sexuels pour lesquels elle est particulièrement réputée. Mais également : dépressions, dépendances (alcool, drogues etc...), problème d'adaptation sociale, thérapie de couple etc...

 

 

Ouvrage

 

 

    Les thérapies du comportement (Monneret Simon) Un excellent résumé de la méthode cognitivo-comportementaliste.

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