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Mercredi 7 janvier 2009
 
Pendant plusieurs années, la relation que vous avez instaurée avec votre enfant est et sera principalement émotionnelle. Ce qui revient à dire que les émotions et les sentiments y joueront un rôle essentiel. Pourquoi ?Parce que jusqu’à un certain âge (6-7 ans environ, sinon plus) votre enfant ne maîtrisera pas les idées abstraites, donc une part importante des informations véhiculées par le langage. Et parce que, comme tout être humain, il est plus réceptif aux émotions qu’aux mots.N’oubliez jamais par conséquent que c’est essentiellement par la voie émotionnelle que vous communiquez avec votre enfant, petit ou grand. Et que ce qui pourra vous paraître anodin sera susceptible de provoquer chez lui des réactions intenses que vous ne soupçonnez pas, en bien comme en mal. En le rassurant ou en l’angoissant profondément.En bref, vos gestes et vos attitudes parleront toujours beaucoup plus que vos mots. Dans une proportion de 8 à 9 sur 10, conformément aux règles de la communication non verbale comparée à la communication verbale. Dit autrement, vos sentiments et vos émotions en diront toujours infiniment plus que vos paroles dans vos relations avec votre enfant. D’où toute l’importance d’une attitude calme, sereine et confiante qu’il vous faut adopter. C’est elle qui s’exprimera en votre nom !

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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Lundi 15 décembre 2008
 
L’image traditionnelle que vous avez du rôle de père ou de mère pourrait vous conduire à vous montrer autoritaire, trop sérieux ou inutilement sévère. Ou, au contraire, conformément à une image libérale de certains parents modernes à être le copain ou la copine de votre enfant.Ce n’est pas l’image que vous devez lui donner. Il a besoin de vous faire confiance et de se fier à vous pour se sentir en sécurité physique et psychologique. Un parent est un recours, pas un pote !Le plus simple est d’être vous-même.

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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Mardi 2 décembre 2008
Un parent ne doit jamais oublier, jamais, qu’un enfant a besoin d’amour, de tendresse et d’affection. C’est la condition clé de son épanouissement maintenant et quand il sera adulte. C’est pourquoi il doit absolument être désiré par ses deux parents. C’est aussi pourquoi un couple en difficulté doit éviter le piège très fréquent qui lui croire qu’avoir qu’un enfant sera la solution à ses problèmes. Cela n’est généralement pas le cas et se traduit par trois malheureux : les parents et l’enfant en premier lieu.Cet amour nécessaire à l’enfant n’empêche pas cependant l’inquiétude, l’anxiété ou le pessimisme d’un des deux parents aux moins. Sentiments qui sont perçus par l’enfant et dont il risque malheureusement d’hériter. D’où toute l’importance du comportement adopté à son égard. 

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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Lundi 1 décembre 2008

 

« Formater » ou normaliser un enfant implique des sentiments et surtout des attitudes forcément sévères, répressifs et le plus souvent agressifs. Comme l’enfant se comporte en réaction, il fait tout pour ne rentrer dans le « moule » qu’on veut lui imposer, avant d’atteindre l’âge qui le verra se rebeller. Le conflit est donc ouvert, à l’initiative de l’adulte qui l’a provoqué. Mais qui est persuadé en général que l’enfant est seul en cause. A quoi s’ajoute que ce même adulte est confronté à un problème d’éducation qu’il entretient sans le savoir et dont il détient les clés. Un cas typique de pompier-incendiaire !L’éducation a en fait pour but d’assurer le plein épanouissement de cet être chaque fois différent qu’est l’enfant. Le bon arboriculteur ne cherche pas à transformer un pommier en oranger, mais à lui donner le maximum de vigueur en respectant son identité de pommier.

 

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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Jeudi 27 novembre 2008
 

Les erreurs d’éducation les plus fréquentes sont commises par des parents en particulier, des adultes en général, convaincus que l’éducation ne pose aucun problème et qu’ils n’ont personnellement pas besoin de conseils en ce domaine. Des parents « Je sais tout », par conséquent. C’est chez eux que s’observent les éducations directives, normalisatrices et conflictuelles, les plus perturbatrices. Les éducations « laisser-faire » sont en général menées par des parents inquiets trompés par l’idée fausse du traumatisme isolé dont nous avons parlé.Ce guide est bref. Alors que coûte-il de vérifier ses propres connaissances sur l’éducation ? Sauf à vouloir avoir aveuglément raison envers et contre tout !

 

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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Mercredi 26 novembre 2008

 

 

Ainsi il se confirme que l’enfant n’a pas de caractère, ni de personnalité à sa naissance. Mais qu’il n’est pas non plus comparable à de la pâte à modeler : on ne peut lui imposer le comportement que l’on désire ou que l’on juge normal sur la base de ses propres critères sociaux, culturels…

Une image illustre ce qui se produit quand on veut « formater » ou normaliser l’enfant. Dans les régions où souffle fréquemment du vent, les arbrisseaux poussent inclinés dans le même sens. Vouloir leur donner une autre orientation est voué à l’échec. Sauf si on les lie à un tuteur qui ne correspond pas à leurs racines et qui les empêche d’être eux-mêmes. Une éducation en force et conflictuelle, par conséquent.
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Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Samedi 15 novembre 2008
Les expressions du langage populaire sont comme la haute couture, c’est une question de modes. C’est le cas de l’expression « Etre nul » qu’on entend à tout bout de champ, au même titre d’ailleurs que l’expression « Etre trop ».
A ce propos, je n’ai jamais compris comment un gâteau pourrait être trop bon, un film trop chouette, une femme trop belle, un moment trop agréable, une personne trop intelligente, et ainsi de suite. Comprenne qui pourra.
Par contre, dire de quelqu’un qu’il est trop bête pour ne pas dire autre chose, ça, je comprends ! Quelque chose de positif ne pourra jamais être en excès, quelque chose de négatif, si !
Pour en revenir à l’expression être nul, elle tombe tellement drue, que c’est à penser que tout le monde le serait, et toute chose également. En bref, un monde complètement nul peuplé uniquement de nuls.
Je n’en crois pas un mot, je le répète. Pas plus que je ne crois à l’existence de personnes nulles. Aucun être humain ne l’est. Et n’y en aurait-il qu’un seul, que par respect de son humanité, on devrait formellement s’interdire de le traiter de cette façon.
Mais si être nul ne veut strictement rien dire, sinon qu’on est contaminé par la débilité verbale de notre époque, cela peut faire très mal aux personnes que l’on qualifie de la sorte. Pas aux gens sûrs d’eux-mêmes. Ils s’en fichent éperdument ou répondent par une paire de gifles à l’accusation d’être nuls.
Ce n’est malheureusement pas le cas de ceux et celles qui doutent d’eux-mêmes ou, pire encore, qui n’ont aucune confiance en eux. Un « Tu es nul(le) ! » les enfonce encore un peu plus dans leur mal-être, pour ne pas dire qu’il les achève. Et cela dans tous les domaines : amour, sexualité, relations humaines, intelligence, travail, arts, sports, jeux… Cela les achève et les obsède pendant des semaines, des mois, voire des années. Je n’invente rien, croyez-moi, j’ai observé tellement de cas !
Alors, par charité humaine, évitons de traiter autrui de nul. Même si nous le pensons… à tort. Toujours à tort.

Yves Moigno
Source : http://initiativeeducation.blogs.nouvelobs.com/
Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Mercredi 22 octobre 2008
Beaucoup de personnes pensent que, pour bien s’entendre en amour comme en tout domaine, il faut avoir des affinités. Vous, personnellement, qu’en pensez-vous ? Vrai ou faux ? Et quelle que soit votre réponse, seriez-vous prêt(e) à parier qu’elle est exacte ?
Si vous croyez que c’est vrai, ne pariez pas trop, vous perdriez votre mise. Il est faux en effet qu’avoir des affinités suffit pour s’entendre. Je dis bien suffit. Car, si des affinités tendent a priori à rapprocher, elles ne suppriment pas pour autant les incompatibilités de personnalités, de caractères, de goûts, d’opinions…
Si, pour ne prendre qu’un exemple, tous les amateurs de football s’entendaient comme larrons en foire, cela se saurait. Il n’y aurait pas autant de scandales, de pugilats et de batailles rangées, quand ce ne sont de drames, dans les stades. Et cette triste réalité n’est évidemment pas réservée au football. Malheureusement.
Donc si, comme l’amour, les affinités rapprochent éventuellement, elles n’assurent en rien l’entente entre deux personnes. D’autant qu’on se trompe très fréquemment sur la nature même de ce qu’on appelle affinités.
La plupart du temps, on y voit des particularités partagées permanentes. Comme des personnes qui auraient en commun d’avoir les yeux bleus, la peau blanche, d’être gauchères, myopes, par exemple. Elles sont nées comme ça et le demeureront durant toute leur existence. En bref, on croit les affinités stables. A tort. Car c’est faux. Elles sont évolutives, s’accroissent ou se réduisent.
Voire, sont susceptibles de fondre comme neige au soleil, même si elles ont été très nombreuses à un moment donné avec quelqu’un. Personnellement, j’adore la cuisine provençale, la mer, la montagne, un certain type de voitures, certains livres, certains films…
Je ne suis pas le seul, mais je préférerais à la limite me casser une jambe plutôt que de partager ces plaisirs avec des personnes qui ont les mêmes goûts que moi.
Ce qui revient à dire que pour avoir des affinités, il faut d’abord s’entendre, pas le contraire. Et que mieux on s’entend, plus on en a. Inversement, moins on s’entend, moins on en a.
Conclusion. Ne vous préoccupez pas des affinités que vous avez ou non avec quelqu’un. Faites en sorte de bien vous entendre avec cette personne et, spontanément, vous prendrez tous deux plaisir à faire de plus en plus de choses ensemble. En amour comme en tous domaines.
Yves Moigno
Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Jeudi 16 octobre 2008
 
Que ce soit chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte, le manque d’autonomie et de responsabilité est toujours dû à une erreur d’éducation. Une erreur malheureusement trop fréquente. L’éducation est ou a été trop interventionniste : directive, surprotectrice ou, au contraire, n’a pas donné suffisamment de repères, par peur de traumatiser l’enfant par exemple. En un mot, les adultes ont trop fait et trop décidé pour l’enfant, ce qu’ils continuent souvent à faire d’ailleurs.Ces erreurs d’éducation ont empêché l’enfant ou l’adolescent d’acquérir l’autonomie et le sens des responsabilités dont il a besoin pour affronter les réalités de la vie quotidienne. Il ne va pas les acquérir par enchantement, parce qu’il le faut ou parce qu’il a atteint un âge où il devrait les avoir. Il va devoir les apprendre. Ce qui nécessitera une compréhension de la situation, du temps et de la patience chez ses parents.En attendant, l’enfant ou l’adolescent laissera ses parents décider et agir à sa place, puisque c’est l’habitude qu’ils lui ont malheureusement donnée. Il serait incohérent de le punir ou de le lui reprocher de ne pas le faire par lui-même. Son éducation est à compléter, si ce n’est à refaire. 
L’indiscipline
Une réalité à ne jamais oublier : l’enfant ou l’adolescent n’est jamais indiscipliné par lui-même, par mauvais esprit, mauvais caractère ou pour contrecarrer ses parents ou les règles sociales. On l’a rendu indiscipliné en commettant une erreur d’éducation.Soit en adoptant à son égard une attitude de laisser-faire qui lui a laissé un comportement dépourvu de repères, dont il est d’ailleurs la première victime en dépit des apparences. Soit en lui imposant un « moule » directif qu’il ressent comme une contrainte dont il tente de s’affranchir par son comportement indiscipliné.Autre réalité à ne jamais oublier, ses parents et les autres adultes chargés de son éducation entretiennent sans le savoir son indiscipline en voulant la corriger ou la sanctionner. Une indiscipline qui est donc un cercle vicieux, qui ne peut être rompu que si les adultes prennent conscience de leur erreur involontaire et changent d’attitude. D’autant que deux formes d’indiscipline sont à distinguer. Celle où l’enfant ou l’adolescent ne fait pas ce que ces parents veulent ou jugent son comportement anormal, mais qui n’est pas reconnue comme indiscipline par les autres adultes. Et celle jugée telle par les autres adultes. Ces deux formes ont des solutions différentes. 
Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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Mercredi 15 octobre 2008

 

Un enfant, un adolescent ou un adulte n’est pas pessimiste à sa naissance. On l’a rendu pessimiste en lui transmettant cet état d’esprit, qui correspond bien à une erreur d’éducation.Pourquoi ? Pour une raison malheureusement trop simple. Le pessimisme donne à la personne qui en est victime, enfant, adolescent ou adulte, une vision désespérante et décourageante de la réalité et de la vie. Rien de bon n’est à attendre de l’avenir, rien ne saurait « marcher » quoi que l’on fasse. En un mot, l’avenir s’annonce apparemment sombre, tout comme le futur de la personne pessimiste, qui se voit elle-même sous un jour peu enthousiasmant dans la mesure où elle s’accorde évidemment peu de chances dans l’existence.Logiquement, le pessimisme incite donc aux renoncements. Renoncement à s’épanouir personnellement, renoncement à s’inventer un futur et à faire des projets, renoncement à agir.Le pessimisme est par conséquent un frein considérable à l’action, quand il ne la rend pas tout simplement impossible. A quoi bon agir puisque rien n’est censé réussir.Le pessimisme constitue bien sûr un terrain propice au mauvais moral et à la dépression.Fait important, les adultes qui transmettent le pessimisme de génération en génération sont convaincus en toute bonne foi qu’il correspond à la réalité du monde. Il est nécessaire qu’ils découvrent qu’il n’en est rien et que l’avenir sera ce qu’ils en feront. Ce guide a aussi pour but de les aider à en prendre conscience.

Source : www.leguideeducationetsante.com

Par Mahamed Charkaoui - Publié dans : Mieux vivre
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